Pour créer il faut un terreau fertile, et le meilleur terreau, c’est le compost. J’appelle compost tout ce que j’ai ingéré d’œuvres culturelles ce mois-ci. Je n’en fais qu’un rapport succinct, je garde ce qui m’a transfobouleversée pour la newsletter Premium !
En février j’ai lu pas mal de trucs
Des articles intéressants d’abord :
J’ai lu The freewriting way of life de Oliver Burkeman, qui parle notamment de la pratique de freewriting, mais aussi de comment cette pratique peut s’appliquer à d’autres choses de la vie. Se lancer sans trop savoir où l’on va : sûrement l’apanage de quelques privilèges, mais ça m’a inspirée tout de même. (via Austin Kleon)
J’ai lu Becoming People of the Deer d’Egypt Krohn, et ça m’a mise totalement hors de ma zone de confort. Ça parle de la chasse au cerf de Virginie, il y a des photos (je préviens). En tant que végétarienne, je pensais que j’allais farouchement m’opposer à tout ce que dit cette personne et en fait… pas tant. Le fait qu’il existe une éthique de la chasse me gêne, mais après cet article, je suis prête à vivre dans cette gêne, qui me semble importante. Je veux bien croire que mon végétarisme puisse cohabiter avec la chasse d’Egypt Krohn. (via Adam Wilson)
J’ai lu a framework for giving a shit de Heather Parry, et pour le coup ça m’a beaucoup parlé, sans zone d’ombre. Ça parle de foi, du regain d’intérêt contemporain pour la religion (comme un endroit de communauté), et d’où on peut trouver ce sentiment d’espoir et d’appartenance ailleurs que dans le dogme. C’est pile dans mes intérêts du moment.
Quelques livres aussi :
J’ai lu Des gens qui regardent des gens, de Sid, dont j’ai aimé les couleurs et les personnages féminins, leur manière d’être amies qui m’a fait penser à la dernière BD de Mirion Malle, Le problème avec les fantômes. C’est l’histoire d’une jeune femme, Lucile, qui ne vit que pour son mec (naze) et une star de YouTube (naze aussi). Heureusement que : les meufs.
En BD aussi, j’ai dévoré les trois tomes de Les Croques de Léa Mazé, qui suit deux jumeaux pré-ados qui vivent près d’un cimetière, et qui repèrent des symboles bizarres sur certaines tombes. Le trait m’a beaucoup plu et j’ai trouvé l’intrigue très bien menée. Pas une grande connaisseuse en BD, mais je suis toujours impressionnée quand l’image raconte tant de choses en complément du texte. (Je sais que c’est le but, mais ça m’impressionne quand même.) (via Maïté)
J’ai lu tous les romans de la série Game Changers de Rachel Reid, après avoir vu la série. C’était quite a ride, comme on dit : le premier tome n’est vraiment pas très bien écrit, les suivants sont plus agréables à lire, j’étais trop contente de retrouver Ilya et Shane et de connaître la suite de leur histoire. J’étais surtout très intriguée de comprendre comment la série adapte le texte, ce qui reste (beaucoup de dialogues, tel quel !) et ce qui a été modifié, et sur cet aspect c’était une lecture très intéressante. Il y a é-nor-mé-ment de sexe, ce qui m’a efficacement fait oublier la montée du fascisme pendant 10 jours.
J’ai vu des films et une série
J’ai vu Heated Rivalry réalisé par Jacob Tierney, donc, la série du hockey homosexuel : c’est peu de dire que j’ai aimé. Durant les 2 premiers épisodes, j’ai trouvé qu’il y avait presque trop de cul mais dès le troisième, j’étais conquise, et je ne me remets toujours pas des performances des deux acteurs principaux. D’où sortent-ils ? Comment sont-ils aussi talentueux ? Vivement la saison 2. (via la terre entière, notamment Margaux, Nine et Julie)
J’ai vu Hamnet réalisé par Chloé Zhao, co-écrit par Chloé Zhao avec Maggie O’Farrell à partir de son roman éponyme, l’histoire fictionnalisée de la mort du fils de Shakespeare. J’ai trouvé la fin trop surexplicative, le personnage de Shakespeare bizarrement construit… J’ai bien aimé et j’en ai retiré quelque chose, sur l’art qui permet de sublimer le réel, genre, mais ça n’a pas été le bouleversement qu’on m’avait promis. Dommage. (via Anaïs Bordages)
J’ai vu Gourou, réalisé par Yann Gozlan, l’histoire d’un coach de développement personnel qui, prank, tourne mal. J’ai trouvé que c’était un thriller efficace, et rien d’autre : on reproche au film de ne pas être assez politique, et je comprends la critique mais pour le coup, je crois que c’était trop demander à un divertissement. Cependant, la présence à l’écran de Cyril Hanouna est un jumpscare atroce, on s’en serait bien passé. (et donne du grain à moudre à la critique politique, je l’entends.)
J’ai vu The Mastermind, écrit et réalisé par Kelly Reichardt, et je ne me souviens pas de la dernière fois où je me suis autant ennuyée devant un film. Ça raconte le braquage minable de quelques œuvres d’art par un homme mou, c’est extrêmement lent (pas toujours un problème, mais là si), je me suis endormie et quand le générique de fin a déroulé, j’ai pensé : et dire que j’ai sacrifié du temps d’ensoleillement pour ça ? Énorme échec pour moi, malheureusement.
J’ai regardé des vidéos
J’ai fait cette méditation du cœur, de Adriene Mishler, qui m’a fait pleurer (en cinq minutes, balèze), de bonnes larmes genre « mon cœur est ouvert ». C’était bien.
J’ai écouté de la musique
J’ai écouté toute la discographie de Tunng, un groupe anglais que j’écoute depuis mille ans (probablement plus de 15, car je connaissais avant de rencontrer mon mari), impossible de me souvenir comment je l’ai découvert, mais je vais vous dire que ça faisait 15 ans que j’écoutais un seul album par pure flemme d’aller en écouter d’autres (voir : ma newsletter sur les algorithmes).
Fip m’a passé deux titres de Tunng totalement inconnus à mon bataillon, ce qui m’a motivée à aller voir ce qu’ils faisaient en dehors de Good Arrows, et c’est bien heureux car c’est bien simple : j’aime tout. Je vais quand même vous recommander en premier Good Arrows, qui est mon no-skip personnel, et si vous aimez Good Arrows vous pouvez tout écouter, j’adore Love You All Over Again et aussi Tunng Presents… Dead Club.
J’ai aussi écouté l’OST de Heated Rivalry, car quand on n’aime on ne compte pas. Ma préférée, c’est Bad Things de Cailin Russo, que j’écoute en boucle. J’adore son énergie sexy et légère.
J’ai cuisiné
J’ai cuisiné plusieurs fois cette recette de granola maison chez Love & Lemons. J’ai remplacé les noix par des noix de pécan parce que je suis Crésus apparemment j’en avais dans mon placard, l’huile de coco par de l’huile de tournesol, et le sirop d’érable par du miel liquide car désolée mais je ne gâche pas mon sirop d’érable grade A dans un granola. C’est quand même délicieux et c’est mon nouveau snack du matin quand j’ai un creux avant le déjeuner.

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