Bloguer depuis les ruines

En ce moment, je n’arrive pas du tout à écrire de la fiction – c’est dommage puisque j’ai un manuscrit à rendre bientôt (genre, demain). J’étais sur une super lancée qui a duré une (1) journée, ma fille a attrapé la varicelle, et tous les dominos sont tombés : une semaine de douleurs chroniques, une migraine force 12, mes règles. Impossible de travailler comme d’habitude, et ça fait 3 semaines que ça dure.

Quand c’est comme ça, j’ai toujours tendance à forcer un peu. Je culpabilise parce qu’écrire est mon métier et c’est quand même le métier le moins pénible du monde. Parce que je déteste être en retard. Mais ce n’est pas que ça. Je réalise que c’est aussi une espèce de manque.

En fait j’adore écrire !

J’écris beaucoup, c’est un fait, et sûrement le monde n’a pas besoin de plus de mon écriture, mais c’est mon morceau d’Internet alors je fais ce que je veux. Et ce que je veux, c’est reprendre mon blog pour écrire dans ces interstices où j’ai envie d’écrire mais où je n’ai pas assez de matos pour faire une newsletter (règle numéro 1 de la newsletter : ne pas spammer), où je n’arrive pas à écrire ce que je dois écrire. Là spécifiquement j’écris dans l’interstice où j’attends une livraison qui risquerait d’interrompre la prise unique de l’audio de la prochaine newsletter.

Ce dont j’ai envie pour la résurrection de ce blog :

  • Poster les récaps de mes mois que je mettais sur Instagram jusqu’alors (je sais pas bien ce que je vais continuer à mettre sur Instagram, mais ça m’intéresse pas tant de me poser cette question à cette heure)
  • Récapituler ce que j’ai lu / vu / écouté, qui m’a accompagnée mais qui ne mérite pas forcément une circulation (les trucs transformateurs auront toujours toute leur place dans la newsletter Premium)
  • and everything in between.

Ma livraison est arrivée, je n’ai plus de raison de ne pas bosser.

Mais c’est intéressant de noter qu’après 3 semaines à me morfondre un peu sur l’état de mon écriture, ce qui m’a apporté le plus de joie sur ce plan ces derniers jours c’est : écrire la newsletter gratuite de dimanche, et décider de me remettre à bloguer.

Le titre de cet article est en référence à ce super article de Joan Westenberg.


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Commentaires

4 réponses à “Bloguer depuis les ruines”

  1. Je suis vraiment heureuse que tu reprennes le fil de ton blog, Pauline ! Ça me fait beaucoup de bien de lire tes réflexions à ce sujet.

    Je trouve ça précieux que tu documentes tes réflexions sur ce qui t’apporte la joie d’écrire, mais aussi sur les formes que prend ton écriture au fil du temps.

    J’ai souri en lisant ce passage : « Récapituler ce que j’ai lu / vu / écouté, qui m’a accompagnée mais qui ne mérite pas forcément une circulation ».

    Ces « petites » choses, une fois posées sur un blog, finissent souvent par trouver des chemins inattendus (un peu comme les bébés dinosaures dans Jurassic Park).

    J’observe que la circulation à partir d’un blog fonctionne bien, même si elle n’est pas massive ni immédiate. Elle est plus douce, et mène parfois à des contrées éloignées de l’endroit d’où l’on écrit, ce que je trouve intéressant.

    Dans l’article de J.A. Westenberg, une phrase m’a particulièrement marquée : « The people who read blogs tend to be the people worth reaching: curious, patient, willing to engage with longer arguments. » Je suis tellement d’accord avec ça !

    1. Je ne sais même pas pourquoi j’ai écrit « qui ne mérite pas forcément une circulation » : si j’en parle, c’est que ça le mérite, même si ce n’est pas un coup de coeur 10 étoiles. (J’ai d’ailleurs opéré une curation dans les partages que j’ai faits dans l’article d’aujourd’hui.)

      Je crois que ça appuie sur le fait que j’ai du mal à discerner ce qui va dans ma newsletter « Intérêts spécifiques », d’ailleurs depuis plusieurs mois ce format est mouvant, protéiforme, et c’est super aussi. La rigidité c’est la mort. Et aussi que j’ai pris l’habitude de ne parler que de ce qui m’a vraiment enthousiasmée, alors que dans ma pratique d’écrivaine, repérer ce qui ne m’a pas enthousiasmée est aussi un travail important et intéressant.

      Je me réjouis d’avance de nos futurs échanges !

  2. Pauline (pas la même)

    Ba c’est trop cool, ça nous fait un endroit de plus où te lire ! J’adore ! Merci !

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