Février en bref
Le mois le plus court de l’année m’a semblé interminable – je n’ai pas réussi à trancher si c’était la dépression saisonnière qui m’attaquait enfin, ou juste le retour de la dépression tout court. Là j’écris il fait beau, et j’ai un peu moins envie d’attaquer tout le monde à la jugulaire (c’est ma manière d’être dép’), donc peut-être que c’est juste le manque de soleil. On se tient au jus avec l’arrivée du printemps.
J’ai fait un visio avec le littéral autre bout du monde : une adaptation scénique de I Hate Men est en cours de développement en Australie, et j’ai discuté avec la metteuse en scène et les deux producteurices de leur vision, de la mienne. C’était un moment de dissociation totale, mais un peu comme toutes les choses crazy qui me sont arrivées avec ce livre. En tout cas la production commence bientôt et quand j’ai un peu le seum (souvent, ces temps-ci), je pense à l’Australie, qui m’a donné Bluey et qui me donne l’occasion de me sentir un peu glamour.
Ensuite c’était les vacances, des voyages en train, beaucoup de retards partout, des correspondances ratées, l’enfant qui chope la gastro, moi qui oublie la moitié de mes affaires entre deux destinations… Dans la famille « Big Relou » je demande la mère et la fille ? Au final, tout ça m’aura confirmé que je suis très bien entourée car tout le monde a été très patient avec moi et avec ma progéniture qui a vomi en jet comme dans L’Exorciste. C’était des vacances avec des ami·es et je suis bien heureuse d’avoir ces ami·es-là dans ma vie.
Je suis rentrée et depuis on est dans les lessives interminables, c’est peut-être ce que j’aime le moins avec les voyages en famille (j’aime beaucoup les voyages en famille). Il n’a fait que moche, je me suis fait tatouer sur un coup de tête, j’ai bu un verre avec une amie, j’ai eu plusieurs fous-rires, et j’ai quelque part la certitude que tout va bien se passer. Dans un coin de ma tête je pense à l’été. Au cœur de l’hiver, etc.

Choses que j’ai (ré)apprises
- la peau blanche des agrumes sous l’écorce s’appelle le « ziste » (Deliacious)
- l’autrice Naomi Novak (Déracinée) a cofondé AO3 ! (Deflector)
- le loon n’est pas un genre de coyote (je sais pas pourquoi je croyais ça), mais un canard qui s’appelle « plongeon huard » en français. Son cri est absurde je l’adore. (Heated Rivalry)
En ce moment
- je lis : toujours Braiding Sweetgrass (j’ai dépassé la moitié, toujours un régal), et j’ai commencé Quotidien politique de Geneviève Pruvost pour mon bookclub. Je trouve ça pour l’instant inutilement ardu dans le style. (genre, était-ce bien nécessaire d’écrire « sur le plan principiel » alors que « en principe » fonctionnait très bien ?)
- je regarde : la saison 2 de Fallout. On est à la moitié, je m’endors à tous les épisodes, je pensais que c’était ma fatigue mais ce matin, mon gars m’a dit « c’est hyper chiant non ? », alors peut-être que c’est pas moi, on se tient au jus encore une fois.
- j’écoute : Don Draper de Sleaford Mods, que Fip m’a passé pour la deuxième fois en quelques jours. Si c’est un message subliminal pour que je finisse de regarder Mad Men, ça risque de marcher. (le titre de cet article est extrait des paroles de Bad Things par Cailin Russo)

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